• L’Histoire du matelas
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    L’Histoire du matelas

    Les matelas

    Le matelas est une pièce d’ameublement utilisé par des personnes pour s’allonger. C’est un élément de confort important en matière de sommeil. Il est généralement associé à un lit via un sommier.

    Les matelas peuvent être fabriqués de multiples manières, à l'origine en bourrant des sacs de paille, de laine, de crin, de feuille de maïs, de son, etc. On trouve aussi des matelas en plumes, confortables mais plus onéreux. Actuellement, les matelas les plus couramment fabriqués sont constitués de mousses artificielles, de ressorts (les deux pouvant également être associés) ou de latex (synthétique ou naturel). On appelle l'âme d'un matelas, ou cœur, le constituant principal du matelas (latex, mousse ou ressorts). L'âme est entourée d'un garnissage qui peut être différent d'une face à l'autre pour plus ou moins de de chaleur: On parle alors de face été et de face hiver. Une étiquette de la marque du constructeur est généralement présente sur la face hiver. Un matelas est naturellement associé à un sommier; la qualité du couchage dépend non seulement du choix du matelas mais aussi du choix du sommier qui lui servira de base.

    Dans l’Antiquité

    Les riches Romains mangeaient sur des couches et dormaient de même, au besoin, recouverts de draps de lin. Plus généralement, on dormait sur de simples tapis ou nattes faits de fibres, de laine ou de crin, en se couvrant de couvertures faites de feutre ou de laine, éventuellement agrémentées de cotonnades, de fourrures ou même de soieries (selon la bourse et le climat).

    Du Moyen Âge à la Révolution industrielle

    Les lits étaient de simples caisses de bois garnies (ou non), plus tard recouvertes d'un matelas. Originellement c’étaient des sacs, faits de paille pour la majorité, de plumes pour les plus riches. Au fil du temps, le fourrage a été remplacé par des textiles, depuis le coton jusqu'aux fibres artificielles.

    Les plus fortunés dormaient sur des matelas faits de lin (comme les draps) et bourrés de duvet d'oie ou de canard, dans des lits de bois à baldaquin. Les classes moyennes dormaient quant à elles sur des matelas faits d'un feutre fin (comme les draps) et bourrés de laine de mouton cardée, de crin ou de plume d'oie ou de plume de canard. Si les lit-armoires étaient très en vogue dans certaines régions françaises (Bretagne, Poitou, Auvergne), il fallait généralement se contenter de simples banquettes, parfois garnies de bas flancs. Les plus pauvres dormaient souvent tout habillés sur des litières faites de foin ou sur des matelas posés à même le sol, faits d'un sac de bure, bourré de paille de blé ou de son (les fameuses paillasses) de copeaux de bois ou de feuilles de fougère. Ces matériaux, sains mais rustiques, avaient l'avantage d'absorber l'humidité et d'isoler des sols froids. Ils apportaient donc un certain confort. Dans les fermes, on dormait le plus près possible de l'âtre, dans la salle commune.

    De la Révolution industrielle à nos jours

    L'emploi du sommier, qui n'était au départ qu'un simple treillis de branches entrelacées, tend à se généraliser. On en trouve à lattes, à ressorts, à treillis de toile. Si la forme des lits a suivi les modes et styles (Louis XV, Empire, Louis-Philippe, bateau), l’innovation consiste surtout à employer de nouveaux matériaux. L'emploi du fer et de l'acier concurrence le bois et le cuivre et permet en outre la fabrication de ressorts hélicoïdaux ou à boudins qui augmentent le confort du couchage. Le coton prend une place prépondérante pour les draps et les enveloppes de couettes ou de matelas. Accessoirement, le kapok remplit duvets et matelas bon marché. À partir de 1900, avec l'introduction des fibres de viscose (fibranne, mais aussi rayonne ou soie artificielle) les fibres synthétiques tendent à prendre une place prépondérante.

    Le lit de la révolution industrielle à nos jours

    Ces meubles, qui étaient plutôt petits (à la taille des gens mais aussi pour mieux garder la chaleur) tendent à s'agrandir. À côté des lits traditionnels, apparaissent le lit cage et le cosy mais aussi les lits escamotables : canapé transformable, fauteuil-lit, lit vertical, lit gigogne, lit à plateau mobile, et pour les scouts et les soldats, les lits de camp qui ont l'immense avantage de pouvoir se transformer facilement en brancards. Pour les enfants, le traditionnel lit à barreaux verticaux est suivi du lit en toile, matelassé, pliable (lit-valise ou lit-parapluie). Dans les structures de soins et au domicile des malades, on indique, sur avis médical, l'utilisation de lits dits "médicalisés" motorisés, à commande électrique, avec parties articulées et mobiles : relève-buste, repose-jambe supérieur et inférieur, réglables en hauteur, sur roulettes avec système de blocage, tête et pied de lit, potence, barrières amovibles, pied porte-sérum etc... Les matelas sont souvent adaptés à la pathologie de la personne concernée (mousse, mousse découpée, mousse moulée, mousse visco-élastique, matelas à air, avec / sans compresseurs, etc...). Ces lits « médicalisés » sont disponibles dans les pharmacies. Le pharmacien est en effet un professionnel de santé, il est donc déontologiquement et professionnellement responsable du matériel médical qu'il livre.